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Seul à détenir individuellement un pouvoir de direction et de décision au sein du gouvernement collégial, le président exerce les prérogatives classiques de l’exécutif d’une collectivité territoriale, en vertu de la loi organique du 19 mars 1999. Toutefois le statut spécifique de la Nouvelle-Calédonie lui permet, en outre, d’exercer des responsabilités particulières en matière de relations extérieures, et l’amène par ailleurs à jouer un rôle permanent d’animation et de médiation. Représentant la Nouvelle-Calédonie – en particulier devant la Justice - arrêtant l’ordre du jour des réunions du gouvernement dont il dirige les débats, le président est également le chef de l’administration. A ce titre il détient le pouvoir hiérarchique sur l’ensemble des fonctionnaires et agents publics relevant de cette collectivité, il est l’ordonnateur des recettes et des dépenses, il signe tous les contrats, et assure la publication des actes des institutions de la Nouvelle-Calédonie. Il peut déléguer sa signature aux fonctionnaires d’autorité. Dans la mesure où la loi organique associe très étroitement la Nouvelle-Calédonie à l’exercice, par l’Etat, de ses compétences en matière de relations extérieures, le président du gouvernement peut être habilité, soit par la France soit par le congrès, à négocier des accords avec des Etats, territoires ou organismes régionaux. L’existence d’un gouvernement collégial au sein duquel, situation exceptionnelle, est représentée la minorité politique implique de la part du président un effort particulier d’information, d’explication et de discussion permettant de concilier la recherche du consensus et l’efficacité de l’action gouvernementale.
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